Dans le monde où l'on vit, on ne sait plus se rencontrer, nos relations sont des relations d'affaires, même dans le domaine religieux. On se voit pour organiser, pour parler, pour discuter. On ne se voit plus pour rien. On n'a plus le temps de perdre du temps. Ce qui est important c'est l'efficacité et la rentabilité. On ne se téléphone plus pour rien. On ne s'écrit plus pour rien. Ça prend des raisons. Le monde a tout ce qu'il faut techniquement pour marcher... mais il lui manque la chaleur... et la chaleur, c'est l'AMOUR, la chaleur, c'est A I M E R.
AIMER , C'EST ÇA. Aussi simple que ça! Le monde a soif de ça! Le monde se meurt de n'être pas aimé. Celui qui se suicide crie à la face du monde, «Je vous en supplie, aimez-moi. Je ne suis pas fou je sais que je suis laid, je sais que je ne suis pas intéressant, je sais que je ne peux apporter grand chose, mais s'il vous plaît, aimez-moi quand même je vous en supplie».
C'est ça le cri de la solitude... Nous vivons dans l'ère des communications et on n'a jamais été aussi seul. On comprend alors que l'amour, ça ne s'achète pas. Ça ne se quête pas. Qu'il est pauvre celui qui est obligé de courir à la recherche de quelqu'un qui va l'aimer.
L'amour acheté, ce n'est pas de l'amour. L'amour quêté,ce n'est pas de l'amour, c'est de la pitié. “Rien ne fait plus mal à celui qui a besoin d'être aimé que la pitié”.
Pour découvrir et croire que Dieu nous aime personnellement, il faut d'abord avoir une suffisante expérience d'être aimé. Les malheureux n'ont pas besoin d'autre chose en ce monde que d'hommes capables de faire attention à eux. Tous croient à l'abandon de Dieu quand les hommes les abandonnent.